Tenues recommandées pour voyager en Israël en toute sérénité

Les Israéliens abordent la vie sans chichis, et cela se voit jusque dans leur façon de s’habiller. ( Matthias Hinrichsen)

Entre la Méditerranée et la mer Rouge, une atmosphère détendue règne, et elle dicte aussi le contenu des valises. Les costumes restent souvent au placard, même dans les bureaux. Au quotidien, c’est la décontraction qui prime : jeans, t-shirts, shorts. L’été s’invite tôt et dure, alors autant miser sur le confort et la praticité. Pour les plus rigoureux d’entre nous, ce relâchement peut surprendre, mais il devient vite contagieux, la bienveillance locale y est pour beaucoup.

Les Israéliens savent accorder leurs tenues à la situation. ( Matthias Hinrichsen)

On croise rarement ici des looks bâclés ou des fautes de goût criantes. Les sandales Birkenstock portées avec des chaussettes blanches ? Très peu pour eux. L’idée, c’est de rester fidèle à soi-même, sans s’encombrer de détails inutiles. Mettez dans votre sac des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise, et vous serez dans le ton. L’hiver, surtout à Jérusalem, n’est pas à sous-estimer : les températures peuvent frôler le zéro. Mais dès avril, l’été s’installe, parfois même plus tôt à Eilat.

Dans certains quartiers religieux, il faut prévoir des tenues adaptées. ( Matthias Hinrichsen)

Certains lieux, notamment les quartiers ultra-orthodoxes comme Mea Shearim, imposent des codes vestimentaires précis. Sur les sites religieux, la discrétion s’impose ; parfois, c’est même requis. Les femmes couvrent épaules, bras et jambes, les décolletés marqués sont à proscrire. Quant aux hommes, impossible d’entrer dans de nombreux lieux saints en short ou débardeur : les épaules et les jambes doivent être couvertes au minimum jusqu’aux genoux.

Autre point à retenir concernant les couvre-chefs : dans les églises chrétiennes, comme à l’Église des Nations, on se découvre la tête. À l’inverse, dans les synagogues, notamment au Mur des Lamentations, les hommes doivent se coiffer d’une kippa. Généralement, une indication claire signale la marche à suivre, et il est facile de trouver une kippa en tissu ou en carton à l’entrée, souvent à disposition sans frais.

Composer sa valise pour Israël, c’est apprendre à jongler entre décontraction et respect des traditions. Ici, on alterne sandales sur le sable et vêtements couverts devant le Mur, le tout dans une ambiance où l’authenticité donne le ton. Reste ensuite à savourer la liberté de marcher à travers le pays, habillé pour chaque occasion, sans jamais trahir l’esprit du lieu.