Partir à Cuba : le meilleur moment pour profiter du voyage

Quelle photo pensez-vous à Cuba ? Droite : Un vieux Cubain, généralement assis sur un escalier devant une maison colorée avec un cigare dans la bouche. Le cliché est réel. Les Cubains adorent vraiment fumer des cigares et sont restés dans le coin de leur bouche toute la journée, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme.

Sommaire
Plus d’articles pour préparer vos vacances à Cuba :Tout ce qu’il faut savoir sur CubaEntrer à Cuba : formalités, visa et assuranceFaut-il un visa pour Cuba ?Combien de temps peut-on rester à Cuba avec un visa touriste ?L’assurance maladie voyage est-elle obligatoire ?Faut-il payer une taxe de sortie à l’aéroport ?Argent et cartes à CubaQuelles sont les monnaies utilisées ?Changer son argent avant de partir ?Faut-il changer à l’avance ou sur place ?Quelles cartes de crédit fonctionnent à Cuba ?Comment limiter ses dépenses à Cuba ?Cuba : voyager en solo ou en circuit organisé ?Checklist pour organiser son séjour à CubaLa sécurité à CubaPeut-on voyager seule à Cuba en tant que femme ?Quelle langue parle-t-on à Cuba ?Cadeaux à ramener pour les CubainsLouer une voiture à Cuba : mode d’emploiOù réserver une voiture ?Points à vérifier lors de la locationL’état des routes ?Quelles cartes utiliser pour se repérer ?Comment rejoindre Cuba ?Arriver ou transiter par les États-UnisLes aéroports cubainsSe déplacer à Cuba : transportsLe bus, roi du transport à CubaRéserver son billet de bus ?Autres points de vente de billetsLes taxis et bici taxisFaut-il tester le taxi vintage à La Havane ?Bus locaux : réservés aux Cubains. Les touristes attendent dehors. Quand partir à Cuba ?La météo à CubaPeut-on voyager pendant la saison des ouragans ?Internet, téléphone et mobile à CubaPeut-on emmener son smartphone à Cuba ?Le téléphone mobile fonctionne-t-il à Cuba ?Y a-t-il Internet à Cuba ?Navigation et GPSLe Capitolio à La Havane. Hébergement à CubaQu’est-ce qu’une Casa Particular ?Où réserver sa Casa Particular ?Passer la nuit à l’hôtel d’ÉtatManger et boire à Cuba : spécialitésManger sur le pouceQu’est-ce qu’un paladar ?Quel budget prévoir pour Cuba ?Budget repas et boissons à CubaLe pourboire à CubaItinéraire à CubaVisites et activités : conseils pratiquesPour ne rien rater :

Mais Cuba, c’est bien plus que l’image d’Épinal du vieil homme à cigare. Avant de faire vos valises, il y a plusieurs réalités à saisir pour goûter pleinement à l’aventure.

A lire aussi : Itacaré : le meilleur moment pour profiter de la destination

Pour beaucoup, Cuba évoque des contrastes saisissants. On y croise la pauvreté à tous les coins de rue, des maisons à bout de souffle faute de moyens, mais aussi un pays qui fait rêver les voyageurs des quatre coins du monde. Certains repartent le cœur gonflé de souvenirs, d’autres avec l’impression d’avoir traversé un mirage. Personnellement, Cuba m’a marqué et j’y retournerais demain si je pouvais.

A lire également : Comprendre les raisons des deux devises à Cuba

Les questions sur Cuba pleuvent dans ma boîte mail, alors il était temps de rassembler ici les réponses les plus demandées. Vous trouverez tout ce qu’il faut pour dessiner votre itinéraire, éviter les galères et profiter à fond de votre séjour.

Tout ce qu’il faut savoir avant de partir à Cuba : formalités, argent, sécurité, transports, rien n’est laissé de côté.

Utilisez la navigation pour accéder directement à la section qui vous intéresse.

Attention : Depuis que je partage mes conseils sur Cuba, les questions affluent. Lisez bien ce qui suit, ainsi que mes autres rapports de voyage pour Cuba.

Note : Impossible de fournir un itinéraire universel, chacun voyage à son rythme et selon ses envies. Un lieu qui m’a lassée pourrait vous émerveiller !

Plus d’articles pour préparer vos vacances à Cuba :

  1. Retour d’expérience sur trois semaines à Cuba
  2. Guide de voyage recommandé pour Cuba
  3. Quand partir à Cuba : conseils saisonniers
  4. Liste pratique pour vos bagages
  5. Mes immanquables et curiosités à Cuba

Tout ce qu’il faut savoir sur Cuba

Impossible de ne pas le remarquer : à Cuba, la vie oscille entre pauvreté et débrouille, mais aussi une nature et une culture d’une richesse inouïe. On croise des gens qui n’ont presque rien, et d’autres qui affichent leur réussite. La réalité sociale reste difficile pour beaucoup, mais la vitalité du pays est contagieuse.

Cuba, ce sont des images fortes : Che Guevara, cigares, rhum, vieilles américaines bringuebalantes roulant à La Havane, musique qui pulse dans les ruelles, plages de sable blanc, et une énergie qui fait oublier les galères du quotidien.

Les voitures anciennes, autrefois omniprésentes, se font plus rares, remplacées peu à peu par la modernité, mais le charme opère toujours. Le pays bouge, l’embargo américain n’est plus ce qu’il était : les croisières débarquent, les Cubains peuvent enfin développer leurs propres affaires ou acheter de quoi remplir les placards sans craindre d’être surtaxés.

Reste à espérer que Cuba ne se transformera pas en Majorque version allemande ou en Bali des Australiens, engloutie par le tourisme de masse. Le pays mérite mieux que les resorts à la chaîne et la standardisation. On croise les doigts pour que la magie opère encore longtemps.

Entrer à Cuba : formalités, visa et assurance

Faut-il un visa pour Cuba ?

Pour poser le pied à Cuba, il faut un passeport valable au moins six mois et une carte touristique (Tarjeta del Turista), à acheter avant le départ auprès de l’ambassade, d’un voyagiste ou d’une compagnie aérienne. Cette carte s’obtient facilement mais doit être acquise avant le voyage, elle n’est pas délivrée à l’arrivée. Elle vous donne droit à 30 jours sur place.

Si vous partez avec un forfait ou un circuit organisé, la carte est souvent comprise. Les voyageurs indépendants peuvent l’acheter en ligne, par exemple sur Cubavisa. Pour ceux qui arrivent des États-Unis, il faut aussi prévoir un visa ESTA pour les USA.

À retenir : Gardez précieusement votre carte touristique, elle sera exigée au moment de quitter le pays. La perdre équivaut à discussions interminables et perte de temps à l’aéroport.

Les règles d’entrée évoluent régulièrement. Pensez à consulter le site officiel du ministère des Affaires étrangères avant de partir.

Combien de temps peut-on rester à Cuba avec un visa touriste ?

Le séjour standard est de 30 jours, prolongeable une fois pour 30 jours supplémentaires (moyennant un paiement sur place). En quittant Cuba, il faudra régler des frais à l’aéroport avant l’enregistrement.

Certains voyageurs optent pour une courte escapade à Cancún pour obtenir un nouveau visa de 30 jours à leur retour.

L’assurance maladie voyage est-elle obligatoire ?

Oui, il faut pouvoir présenter une attestation d’assurance maladie internationale (idéalement en espagnol). Sans ce document, l’entrée peut être refusée. Demandez à votre assureur un courrier en espagnol détaillant la prise en charge des frais médicaux, accidents et transports. Pour ma part, j’ai obtenu cette attestation sans difficulté, mais elle ne m’a pas été demandée lors du contrôle. Mieux vaut prévenir.

En cas d’oubli, il est possible de souscrire une assurance santé sur place à l’arrivée, mais mieux vaut anticiper.

Pour un séjour sans stress, consultez ma liste de contrôle des vacances.

Faut-il payer une taxe de sortie à l’aéroport ?

Bonne nouvelle : la taxe de sortie de 25 CUC n’existe plus depuis 2015. Inutile de garder de la monnaie pour le départ, tout peut être dépensé avant l’aéroport.

Argent et cartes à Cuba

Quelles sont les monnaies utilisées ?

Deux systèmes cohabitent : le peso cubain (CUP), réservé aux locaux, et le peso convertible (CUC) utilisé par les touristes. 1 CUC équivaut à 24 CUP. Soyez vigilant lors du change, les billets se ressemblent et les erreurs (volontaires ou non) ne sont pas rares.

Petit conseil : Optez pour le change à l’hôtel, dans une banque ou un bureau officiel, pour limiter les risques. Mais attendez-vous à faire la queue.

>> Mon conseil et les raisons pour obtenir la meilleure carte de crédit gratuite pour Cuba

Changer son argent avant de partir ?

La question de la somme à emporter revient souvent.

Les dollars américains sont pénalisés par une taxe de 10 % et ne sont pas appréciés. Privilégiez les euros. J’avais 300 euros en liquide et deux cartes de crédit, toutes deux acceptées pour les retraits sur place (mais ce n’est pas le cas de toutes les cartes, voir plus bas).

Faut-il changer à l’avance ou sur place ?

J’ai retiré mon argent à l’aéroport de La Havane. Les grands hôtels disposent parfois de bureaux de change et les banques aussi, mais patience obligatoire devant les files d’attente.

Quelles cartes de crédit fonctionnent à Cuba ?

Seules les cartes émises par des établissements non américains sont acceptées. Les distributeurs automatiques prennent généralement la VISA, tandis qu’au guichet, la MasterCard marche aussi. Prévoyez du temps pour les opérations, les files sont courantes.

Conseil : partez avec du liquide (pour moi, 300 euros) et convertissez-les sur place en CUC. Si ce n’est pas suffisant, ma carte Visa DKB m’a permis de retirer sans frais. Depuis peu, la carte VISA est acceptée dans la plupart des villes cubaines. Les frais sont remboursés si vous utilisez la carte que je recommande.

En 2021, la carte VISA de DKB Bank (pour les clients actifs) et la GenialCard de Hanseatic Bank sont les plus pratiques pour voyager à Cuba : retraits gratuits et paiements sans frais en devises étrangères.

En quête d’une banque éthique ? Tomorrow Bank propose un compte durable et une carte compatible Apple Pay, très utile en Europe.

Comment limiter ses dépenses à Cuba ?

Pour manger, on a le choix entre restaurants publics (peu chers mais peu variés) et « paladares », établissements privés proposant les meilleurs plats, souvent sous forme de menu. Le tarif est proche de celui pratiqué en Europe, mais la qualité en vaut la chandelle. Pour l’hébergement, privilégiez les casas particulares, moins chères que les hôtels d’État.

Si vous souhaitez bouger sans voiture de location, comparez les offres des deux compagnies nationales. Les écarts de prix sont parfois énormes.

Cuba : voyager en solo ou en circuit organisé ?

Cuba s’explore parfaitement en indépendant. Le réseau de transport est correct, mais si vous visez des coins reculés (comme la Sierra Maestra), le taxi s’impose, voire la location d’une voiture.

Pour une préparation efficace, voici une liste pratique :

Checklist pour organiser son séjour à Cuba

Téléchargez ma liste de bagages à imprimer et à cocher.

  1. Choisir un guide de voyage pour Cuba et consulter des témoignages en ligne (voir tous les récits du blog)
  2. Tracer un itinéraire, repérer les incontournables (Mes coups de cœur à Cuba)
  3. Planifier le transfert aéroport (aller-retour, La Havane, Santiago ou au nord ?)
  4. Réserver le vol le plus adapté
  5. Penser à la location de voiture, voir mes conseils et points d’attention
  6. Préparer les documents : passeport valide (6 mois), carte touristique, attestation assurance santé en espagnol, impression de la réservation de vol
  7. Réserver le premier hébergement et imprimer la confirmation, garder l’adresse
  8. Prendre du cash en euros et une carte VISA
  9. Imprimer et suivre la liste de bagages

Pour plus de détails, retrouvez mes conseils pour organiser votre séjour étape par étape.

Voici ma liste de bagages à imprimer

La sécurité à Cuba

Cuba est un pays où l’on se sent étonnamment en sécurité. Les Cubains savent l’importance du tourisme pour leur économie et veillent à ce que les visiteurs ne soient pas importunés. Comme partout, évitez d’exhiber objets de valeur ou bijoux tape-à-l’œil.

Peut-on voyager seule à Cuba en tant que femme ?

Mon expérience en solo a été positive. Les hommes sont directs, parfois insistants dans leurs compliments, le fameux « machismo »,, mais ce n’est jamais allé plus loin. Un refus poli suffit. Les propriétaires de casas sont bienveillants et le contact passe mieux si vous parlez un peu espagnol.

Le seul agacement possible : les « jinteros », ces Cubains qui rêvent d’épouser un étranger pour quitter le pays. Un « non » clair règle la situation.

Quelle langue parle-t-on à Cuba ?

L’espagnol règne à Cuba, mais le parler local peut dérouter, même les hispanophones avertis. Dans les hébergements et hôtels, on trouve souvent quelqu’un qui maîtrise l’anglais, voire l’allemand. Les anciens évoquent volontiers leurs souvenirs de la RDA.

Astuce : Pour réviser les bases, Babbel.com est très pratique. J’y rafraîchis régulièrement mon espagnol avant de repartir vers un pays hispanophone.

Cadeaux à ramener pour les Cubains

Avant mon départ, un ami m’avait recommandé d’apporter de petits cadeaux. Sur place, la pénurie est réelle et les habitants apprécient savon, shampoing, stylos, t-shirts ou briquets. Les enfants raffolent des bulles de savon, ballons ou bonbons (attention à la question des soins dentaires).

Les fournitures scolaires sont aussi très appréciées : cahiers, blocs-notes, stylos. Un geste simple qui fait toujours plaisir.

Louer une voiture à Cuba : mode d’emploi

Où réserver une voiture ?

L’afflux de touristes a provoqué une véritable pénurie de voitures de location, et les prix s’envolent. Il faut réserver longtemps à l’avance ! Pour ma part, j’ai préféré les bus, plus relaxants. Selon des amis, la plaque rouge des voitures de location attire les démarcheurs, c’est à savoir.

Conseils pour la location de voiture

Pour comparer les prix, tournez-vous vers les sites spécialisés et multipliez les recherches : la différence peut être conséquente.

Points à vérifier lors de la location

La voiture est la solution la plus confortable si vous visez des coins reculés comme la Sierra Maestra (le refuge de Che Guevara). Comptez entre 30 et 90 CUC par jour selon la catégorie. Les petites voitures sont peu puissantes, préférez au moins une gamme intermédiaire.

Ajoutez une assurance (10 à 30 CUC), et pensez à la responsabilité civile privée. Un dépôt de garantie est demandé, variable selon le modèle. Seules les cartes VISA et MasterCard non américaines sont acceptées, la carte VISA DKB reste la valeur sûre.

Si vous récupérez la voiture à l’aéroport, prévoyez 20 CUC additionnels. Il faut avoir au moins 21 ans et un permis international.

L’état des routes ?

Au nord, les routes sont globalement praticables, plus on descend vers le sud, plus les nids de poule se multiplient. Les conducteurs roulent lentement, c’est préférable. Pour relier La Havane à Vinales ou Trinidad, la location d’une voiture peut s’avérer pratique.

Quelles cartes utiliser pour se repérer ?

Pour les cartes et applications, cubamappa.com permet de télécharger des plans à imprimer. Sur smartphone, Open Street Map est parfaite : il suffit de télécharger les cartes avant le départ et de naviguer sans connexion Internet.

Comment rejoindre Cuba ?

Les vols directs partent de Francfort ou Munich vers La Havane, parfois à partir de 450€ en réservant tôt. Les correspondances via Paris ou Madrid sont fréquentes. Condor propose parfois des vols directs autour de 600€.

Pour trouver les meilleurs tarifs, j’utilise Skyscanner et sélectionne l’option « meilleur mois » si je ne suis pas fixée sur les dates. Plus de conseils pour réserver moins cher !

Arriver ou transiter par les États-Unis

Depuis l’automne 2016, des vols directs relient les États-Unis à Cuba. Le pays s’ouvre à l’influence américaine, et les prix risquent d’augmenter avec l’afflux de nouveaux visiteurs.

10 astuces pour dénicher un vol pas cher

Les aéroports cubains

Les principaux sont à La Havane et Varadero, mais il y en a aussi à Santiago, Santa Clara, Cayo Coco, Holguin, Camaguey, Baracoa, Manzanillo, Bayamo, Cayo Largo del Sur, Cienfuegos… Les moteurs de recherche affichent surtout les grands aéroports.

Se déplacer à Cuba : transports

Explorer Cuba n’a rien de compliqué. Voici un aperçu des options.

Le bus, roi du transport à Cuba

Voyager en bus reste la solution la plus simple et la plus économique. Viazul propose des trajets réguliers dans tout le pays, réservables en ligne par carte de crédit. Attention, le billet est nominatif et non échangeable.

Les bus Viazul sont confortables, climatisés, avec toilettes à bord et pauses régulières pour se restaurer ou se dégourdir les jambes.

Réserver son billet de bus ?

En haute saison, mieux vaut réserver à l’avance sur le site de Viazul, surtout si votre planning est serré. Sinon, il est possible d’acheter les billets 1 à 2 jours avant le départ à la gare routière.

Autres points de vente de billets

Des billets Viazul sont souvent vendus dans les hôtels ou agences Cubanacan et Gaviota, où le personnel parle aussi anglais ou allemand. Anticipez en haute saison, les places partent vite.

Petit bémol : ces bus sont réservés aux touristes, vous ne croiserez pas de locaux à bord.

À La Havane, la gare routière se trouve Avenida 26 y Zoologico. De là, direction Viñales, Trinidad, Playa Giron ou Santiago de Cuba en toute simplicité.

Consultez les horaires et tarifs sur le site de Viazul (un trajet La Havane, Varadero coûte environ 15 à 25 CUC).

Gaviota est une autre compagnie, mais les billets sont liés à la réservation d’un hôtel. Si vous logez en hôtel, comparez, cela peut valoir le coup.

Notez-le : la ponctualité des bus laisse à désirer. Un retard de 30 à 45 minutes n’a rien d’inhabituel.

Les taxis et bici taxis

Les taxis sont abordables, même sur de longues distances. Si vous maîtrisez l’espagnol et le marchandage, vous obtiendrez de bons prix. En ville, les bici taxis restent imbattables côté tarif.

Faut-il tester le taxi vintage à La Havane ?

Beaucoup veulent faire un tour dans une vieille américaine. Pourtant, les locaux le déconseillent… et ils ont leurs raisons.

Un exemple : Un jour, nous avons pris place dans l’une de ces voitures, direction le Malecon. Le conducteur roulait tranquillement, mais arrivé à un grand carrefour, il a ignoré un feu rouge. Pourquoi ? Les freins, à main ou à pied, étaient hors service. On a frôlé la catastrophe. Ce genre de mésaventure n’est pas rare, alors prudence.

Les bus vintage, eux, servent essentiellement aux locaux (moins de 1 euro le trajet), et il est officiellement interdit aux chauffeurs d’embarquer des touristes en chemin.

Bus locaux : réservés aux Cubains. Les touristes attendent dehors. Quand partir à Cuba ?

La météo à Cuba

Avec 25 °C en moyenne, Cuba se visite toute l’année. Mais l’automne peut être très pluvieux, et c’est la saison des ouragans.

À lire : Quand partir à Cuba (météo et climat)

Peut-on voyager pendant la saison des ouragans ?

Le risque d’ouragans est plus élevé de juin à novembre. J’y étais en octobre : quelques averses, un ouragan signalé peu après mon départ. Mais la plupart du temps, juste une brise rafraîchissante. Les prix sont plus doux, les touristes moins nombreux. Un ouragan peut aussi frapper en dehors de cette période, rien n’est garanti.

Plus d’informations : Quand partir à Cuba (météo et climat)

Internet, téléphone et mobile à Cuba

Peut-on emmener son smartphone à Cuba ?

Théoriquement, les appareils GPS sont interdits à l’importation, donc iPhone et iPad aussi. En pratique, personne ne vérifie vraiment à l’arrivée. Les contrôles se sont largement assouplis.

Le téléphone mobile fonctionne-t-il à Cuba ?

Oui, mais attention aux tarifs : un appel de 5 minutes vers la France peut coûter 20 euros. La couverture réseau est correcte, même si les SMS peuvent parfois ne pas passer. Le wifi existe, surtout dans les lieux publics et hôtels haut de gamme, mais il reste coûteux.

Y a-t-il Internet à Cuba ?

Des points d’accès WiFi publics existent dans les grandes villes, la plupart des hôtels et les télépuntos (cybercafés). Les cartes d’accès (30 minutes à 5 heures) coûtent 2 CUC de l’heure. Elles fonctionnent généralement dans une même ville. La connexion est lente, patience requise.

Pour Facebook, il faut parfois débloquer son compte, conséquence des relations américano-cubaines. Les choses évoluent doucement.

Contrairement aux idées reçues, le GPS fonctionne à Cuba. J’ai pu enregistrer nos randonnées sans souci. Officiellement, l’importation d’appareils GPS est interdite, mais personne n’a prêté attention à nos appareils lors de l’entrée. La législation se détend progressivement.

Le Capitolio à La Havane. Hébergement à Cuba

Cuba propose deux types d’hébergement : hôtels d’État et casas particulares (chambres chez l’habitant). Vous pouvez désormais réserver sur booking.com et lire les avis, ce qui était impossible lors de mes premiers voyages.

*Ce lien permet d’obtenir une remise de 15 euros sur une réservation via booking.com

Qu’est-ce qu’une Casa Particular ?

La Casa Particular, c’est la chambre chez l’habitant : à la fois économique, conviviale et authentique. Pour moi, c’est le meilleur moyen de s’immerger dans le quotidien cubain.

Prix : une chambre double coûte entre 20 et 40 CUC par nuit, une chambre individuelle autour de 20 à 25 CUC. Les prix ont augmenté avec l’arrivée massive de touristes après l’assouplissement des relations avec les États-Unis.

Le petit-déjeuner est presque toujours inclus. Les chambres sont propres, les propriétaires vraiment soucieux du bien-être de leurs hôtes. On peut aussi y prendre déjeuner et dîner, souvent pour 8 à 12 CUC. Les portions sont généreuses et bien meilleures qu’au restaurant public.

Le niveau de confort équivaut à un hôtel trois étoiles. Les familles louent une ou plusieurs pièces de leur maison et doivent reverser une partie des recettes à l’État.

Où réserver sa Casa Particular ?

Comme la majorité des voyageurs commencent et terminent leur périple à La Havane, ne réservez à l’avance que la première nuit. Les propriétaires se chargent ensuite de vous recommander d’autres casas pour les étapes suivantes, et même d’organiser les transferts ou de venir vous chercher à la gare routière.

Les plateformes recommandées : Booking.com, Hostelscentral, Casa Particular ou Cuba Accommodation.

Des adresses sont aussi recensées dans les guides Lonely Planet ou Loose (voir mes recommandations de guides de Cuba). D’autres sites devraient suivre.

Passer la nuit à l’hôtel d’État

On trouve des hôtels publics de toutes catégories, mais la plupart des 5 étoiles sont concentrés à Varadero. Les tarifs sont généralement plus élevés que dans une casa. Le service, lui, sent le socialisme : petit-déjeuner minimaliste, café insipide, crêpes à l’eau… Une chambre de gamme moyenne coûte environ 50 CUC. Les hôtels sont souvent impersonnels et pensés pour le tourisme de masse.

Petite anecdote : les chefs emportent parfois la meilleure nourriture pour leur famille, et on ne peut pas leur en vouloir.

Manger et boire à Cuba : spécialités

Un vrai mojito, c’est du citron vert, de la menthe fraîche, un peu de sucre, du rhum, de l’eau gazeuse, et la boisson nationale est prête. Impossible d’y échapper, les Cubains l’offrent volontiers en guise de bienvenue. Cuba Libre et Daiquiri sont également populaires, même si le premier est souvent servi sans cola…

Les bières locales s’appellent Bucanero ou Cristal, rappelant les blondes américaines.

Côté cuisine : le poulet frit (Pollo) est un classique, servi avec du riz aux haricots noirs (moros y cristianos), plat pauvre mais savoureux. On trouve aussi patates douces (boniato), manioc (yucca) et bananes plantain frites.

Manger sur le pouce

À tester absolument : la « pizza » cubaine, une pâte épaisse, un peu de sauce tomate, un fromage unique, au goût minimaliste mais qu’on finit par apprécier. Environ 3 à 5 CUC.

Quant aux « spaghettis », attendez-vous à… des pâtes au ketchup :

Qu’est-ce qu’un paladar ?

Paladar signifie « palais », mais ici il s’agit de petits restaurants privés, limités à 12 couverts par la loi (certains trichent un peu). Les taxes sont élevées pour les gérants. Dans les restaurants publics, la qualité est souvent médiocre et le choix limité. Le paladar, en revanche, offre un meilleur rapport qualité-prix et une vraie motivation du personnel : on y déguste parfois du bœuf, des écrevisses ou du poisson, introuvables ailleurs.

Un menu coûte entre 5 et 15 CUC.

Un grand classique : le cochon de lait rôti, que j’ai eu la chance de goûter dans la Sierra Maestra.

Buen provecho !

Quel budget prévoir pour Cuba ?

Cuba attire de plus en plus de voyageurs indépendants. Les casas particulares permettent de voyager à coût raisonnable, à condition de ne pas chercher le luxe à tout prix. Malgré le socialisme, les prix à La Havane tendent à s’aligner sur le dollar.

À choisir, je recommande une Casa Particular (réservez ici) plutôt qu’un hôtel. Comptez 20 à 30 euros la nuit avec petit-déjeuner. Un trajet en bus (moderne et climatisé) revient à 15-20 euros. Un repas au restaurant (entrée, plat, dessert, boissons) coûte entre 12 et 15 euros. Au paladar, la variété est bien meilleure pour le même tarif.

Globalement, j’ai dépensé 50 à 60€ par jour pour l’hébergement, la nourriture, les transports et les extras. Pour trois semaines, le budget total a atteint 2 400 euros, vols compris et visites incluses.

Budget repas et boissons à Cuba

Voici quelques repères sur les prix pratiqués sur l’île :

  • Mojito : 2,50, 6 CUC (1 CUC ≈ 1€)
  • Bière : 1, 2,50 CUC
  • Déjeuner/dîner (menu) : 8, 16 CUC

Une bonne bouteille de rhum démarre à 8 CUC.

Le pourboire à Cuba

Comme ailleurs, le pourboire (propina) représente un complément de revenu non négligeable pour les Cubains. 10 % sont d’usage au restaurant, parfois déjà inclus à l’addition dans les zones touristiques. Les guides attendent généralement 1 CUC par jour. Les petits cadeaux (stylos, savon, shampoing, briquets) sont toujours appréciés.

Itinéraire à Cuba

Pour consulter les étapes de mon voyage à Cuba, cliquez sur les épingles de la carte ci-dessous ou ouvrez-la sur Google Maps :

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Visites et activités : conseils pratiques

Il était difficile autrefois de réserver des excursions ou transferts avant le départ. Aujourd’hui, les offres se multiplient et il est possible de réserver à l’avance.

Réservez vos excursions en ligne :

Pour les visites et activités, je passe toujours par Rent-a-Guide, un gage de qualité et de fiabilité des prestataires.

→ Réservez visites, transferts et excursions pour La Havane

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