Un chiffre suffit parfois à faire vaciller les certitudes : 90 millions. C’est le nombre de visiteurs étrangers accueillis par la France en 2019, selon l’Organisation mondiale du tourisme. L’Espagne, pourtant, ne lâche rien : la même année, elle enregistre 83,5 millions d’entrées. L’Italie, quant à elle, reste loin derrière, forte de 64,5 millions de curieux venus fouler ses pavés. La pandémie a bousculé les compteurs, mais la dynamique reste nette : la France conserve une avance solide, à l’abri des turbulences internationales.
La France, première destination touristique mondiale : chiffres clés et raisons d’un succès durable
Impossible d’ignorer le magnétisme de la France. Année après année, elle domine sans partage le classement des destinations mondiales. En 2019, ce sont donc 90 millions de visiteurs venus d’ailleurs qui ont franchi ses frontières, un sommet. Derrière ce chiffre, un cocktail unique : la richesse des paysages, la quantité impressionnante de sites inscrits au patrimoine mondial, une cuisine que l’on célèbre jusque dans les rues de Tokyo ou de New York, des trains et des avions qui sillonnent le territoire à grande vitesse.
De Paris à la Côte d’Azur, de la Bretagne à la Provence, chaque région cultive sa singularité et attire des publics variés, avides de découvertes. Cette diversité, c’est la force de la France : elle ne se contente pas d’un seul visage, elle multiplie les invitations au voyage.
Quelques données mettent en perspective cette attractivité hors normes :
- 90 millions de visiteurs internationaux en 2019
- 57 milliards d’euros générés par le tourisme international
- Une dépense moyenne par touriste qui grimpe à 700 euros
Depuis quelques années, la France séduit aussi de nouveaux publics venus d’Asie ou d’Amérique. Le nombre de réservations aériennes repart à la hausse, porté par une réputation stable et un art de vivre qui fait rêver. Les acteurs du secteur, regroupés autour d’Atout France, n’hésitent plus à innover : accueil personnalisé, valorisation des territoires moins connus, création d’expériences inédites.
Le pays a su marier le respect de son patrimoine et la modernité de son offre. Ce mélange inspire bien au-delà de ses frontières, et ses voisins européens, Espagne et Italie en tête, observent avec attention cette capacité à conjuguer authenticité et renouveau.
Espagne et France : quelles tendances pour les voyageurs en quête d’expériences inoubliables ?
La compétition entre la France et l’Espagne ne se joue pas seulement sur les chiffres. Chacune propose aujourd’hui une vision singulière du voyage. La France, fidèle à son rang, attire par la variété de ses régions et la puissance de ses campagnes de valorisation. Les visiteurs ne se contentent plus de photographier les monuments : ils veulent partager un repas en terrasse, flâner sur un marché, s’initier à la culture locale.
Derrière le volume de fréquentation, l’impact économique se confirme : la France engrange plus de 57 milliards d’euros grâce au tourisme international, preuve d’une offre multiple, capable de séduire aussi bien les urbains férus de musées que les amoureux de sommets ou de littoraux sauvages.
L’Espagne, de son côté, avance à grands pas. Avec 83,5 millions d’entrées en 2019, elle transforme chaque région en laboratoire d’idées neuves. L’Andalousie mise sur ses fêtes, ses villages blancs et son flamenco. La Catalogne, elle, sur l’architecture et la gastronomie. Les Baléares deviennent le terrain de jeu des amateurs d’œnotourisme ou de randonnées. Les professionnels espagnols investissent sans relâche : réhabilitation du patrimoine, festivals, infrastructures repensées.
Face aux nouvelles exigences des voyageurs, la France et l’Espagne adaptent leur stratégie. Les attentes évoluent : séjours responsables, expériences personnalisées, tourisme urbain ou rural, le spectre s’élargit. L’accessibilité et la qualité de l’accueil restent des atouts décisifs, mais la capacité à inventer de nouvelles formes de séjour s’impose peu à peu comme un critère déterminant.
Cette rivalité, loin de s’essouffler, dynamise l’offre touristique européenne et pousse chaque pays à se réinventer, pour que chaque visiteur reparte avec plus qu’un simple souvenir : une histoire à raconter, une envie de revenir.


